Avr 012013
 

 Cet article a été rédigé par Jean GUERIN.

Dans les bois et forêt la presque totalité des plantes à fleurs s’épanouit en mars- avril avant que les arbres ne mettent leurs feuilles et rendent le sous-bois trop sombre. Quelques familles botaniques seulement sont représentées.

Les Amaryllidacées

Le perce-neige (Galanthus nivalis)

Galanthus nivalis

Galanthus nivalis

Il ouvre le bal dés février, voire janvier.

Très rare, on le trouve essentiellement près des jardins d’où il s’échappe ou près de ruines d’anciennes habitations.

 

Il ne semble plus être présent en Isère à l’état purement sauvage.

 

La nivéole du printemps (Leucojum vernum)

Leucojum vernum

Leucojum vernum

La nivéole de printemps apparaît de mars à mai.

Moins rare que le perce-neige, elle pousse à l’état sauvage.

 

Ces deux  plantes sont interdites de cueillette en Isère.

 

 

 

 

 La jonquille (Narcissus pseudonarcissus)

Narcissus pseudonarcissus

Narcissus pseudonarcissus

Beaucoup plus répandue et mieux connue, la jonquille ferme la marche de cette famille, juste avant l’apparition des premières feuilles.

 

Depuis 3 ans, sa cueillette est limitée par arrêté préfectoral à 15 brins par personne.

 

 

Les Primulacées

 La primevère acaule (Primula acaulis)

Primula acaulis

Primula acaulis

C’est sans doute la fleur la plus visible des fleurs vernales en Isère. Elle abonde dans les talus de routes, les pelouses, les vergers et les forêts claires.

Sa couleur parfois rosée, violacée, … est due à une hybridation avec les nombreux cultivars colorés vendus dans les jardineries et dont elle est  à l’origine.

C’est la seule primevère vernale que l’on peut trouver en forêt.

 

 

 Les Fumariacées

La corydale des haies ou corydale à tubercule plein (Corydalis solida)

Corydalis solida

Corydalis solida

Moins visible et moins répandue que la primevère acaule, elle s’épanouit dans les forêts de feuillus, et comme son nom l’indique a une prédilection pour la proximité des haies.

 

Une espèce très proche, la corydale intermédiaire (Corydala intermedia) pousse à la même époque mais est moins répandue en Isère.

 

 

 

 

Les Renonculacées

La ficaire (Ranunculus ficaria)

Ranunculus ficaria

Ranunculus ficaria

Elle peut former d’important tapis dans les clairières humides et près des fossés.

Très répandue, y compris en ville dans les parcs et jardins arborés.

 

 

 

 

 

L’anémone des bois (Anemone nemerosa)

 

Anemone nemerosa

Anemone nemerosa

 

 

Comme son nom l’indique, elle est bien présente en forêt, mais aussi dans les vergers et même dans les prairies en lisières.

Les fleurs blanches sont quelquefois lavées de  rose à l’extrémité

 

 

 

Les Apocynacées

La petite  pervenche (Vinca minor)

Vinca minor

Vinca minor

Elle se trouve dans les forêts de feuillus et les bois mixtes. Elle forme des tapis de grande surface avec ses tiges couchées, rampantes et ses fleurs dressées.

La couleur de la fleur varie du bleu clair au bleu violacé délavé.

Les feuilles sont persistantes.

 

 

 

 Les Liliacées

L’ail des ours (Allium ursinum)

Allium ursinum

Allium ursinum

On le sent souvent avant de le voir tellement son odeur d’ail est prononcé.

Il forme d’important tapis dans les sous-bois et ses feuilles rappellent celles du muguet.

Sa forte caractéristique aromatique lui vaut d’être de nos jours encore très utilisé au niveau culinaire pour être ajouté à certains plats ou effectuer des préparations conservées dans l’huile et destinées à être utilisées plus tard.

 

 La scille à deux feuilles (Scilla bifolia)

Scilla bifolia

Scilla bifolia

Ses fleurs d’un bleu pâle sont d’une grande beauté mais d’une grande fragilité avec une floraison de très courte durée.

 

 

 

 

Les Aracées

Le Gouet (Arum maculatum)

Arum maculatum

Arum maculatum

Plante étrange des forêts humides de feuillus et des talus suintants.

Elle est extrêmement toxique dans toute ses parties, mais surtout dangereuse en automne car elle produit des baies jaunes devenant rouges luisantes qui peuvent attirer de jeunes enfants.

 

 

 

 

Quelques plantes moins forestières, mais caractéristiques du printemps.

Les Astéracées

Le tussilage ou pas d’âne (Tussilago farfara)

Tussilago farfara

Tussilago farfara

 

Il affectionne les terres peu stabilisées comme les talus des chemins forestiers mais aussi les terrains fraîchement remués, surtout en terre argileuse.

 

 

 

 La pâquerette (Bellis perennis)

Bellis perennis

Bellis perennis

Son nom commun vient  du fait que son épanouissement optimal se situe autour de la fête de Pâques, mais en réalité on peut en trouver en fleurs toute l’année.

 

 

 

 

 

 

 

 Les Violacées

La violette (Viola sp.)

Viola sp

Viola sp

Symbolique du printemps, les violettes se trouvent à peu près dans tous les milieux avec des espèces différentes mais très difficiles à déterminer.

Contrairement à une idée répandue, peu d’entre elles sont vraiment odorantes.

 

 

 

Et d’autres qui peuvent fleurir toute l’année par temps doux.

 

Les Scrophulariacées

La véronique commune ou véronique de Perse (Veronica persica)

Veronica persica

Veronica persica

Certaines espèces de véroniques, dont celles citées ici ont également une grande capacité à fleurir en toute saison, mais leur taille fait que l’on les remarque peu.

 

 

 

 

 

Les Lamiacées

Le lamier rouge ou ortie rouge (Lamium maculatum)

Lamium maculatum

Lamium maculatum

Certainement la plante qui peut se vanter d’avoir une floraison continue de janvier à décembre.

Malgré son nom d’ortie rouge, elle n’appartient pas à la famille des Urticacées.

Ses feuilles non munies d’aiguillons ne sont d’ailleurs pas urticantes.

 

 

 

Enfin pour terminer quelques arbrisseaux ou arbustes qui se font remarquer en forêt ou en lisière par leurs fleurs ou leurs chatons.

 

Les Thymélacées

Le bois gentil ou bois joli (Daphne mezereum)

Daphne mezereum

Daphne mezereum

Arbrisseau dont les fleurs ont une odeur suave très agréable.

Son qualificatif « gentil » est peu approprié car l’ensemble de la plante est fortement toxique.

En automne, elle porte des baies rouges en grappes le long de la tige, sous un toupet feuille.

 

 

 

Les Salicacées

Le saule marsault ou saule des chèvres (Salix caprea)

Salix caprea

Salix caprea

Ses chatons sont une des premières sources importantes de pollen pour les premières sorties des abeilles et autres bourdons.

De nombreuses autres espèces de saules existent et produisent aussi des chatons souvent plus discrets.

Les peupliers, les trembles se garnissent aussi de chatons plus allongés ressemblant à ceux des noisetiers mais  plus sombres, moins en finesse.

 

Les Corylacées

Le noisetier (Corylus avellana)

Corylus avellana

Corylus avellana

Les chatons des noisetiers changent de couleur dès fin février pour devenir d’un beau jaune vif en mars avril.

A noter que les charmes de la même famille émettent des chatons un peu similaires mais moins colorés.

La famille des Bétulacées qui comprennent les bouleaux, les aulnes, les peupliers sont également porteurs de chatons plus grossiers et au pollen allergisant pour certaines personnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

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